A relire le parcours de cette chanteuse portugaise, qui a débuté par le rock puis partagé la scène avec Prince ou les Rolling Stones (dont il lui arrive de reprendre le stupéfiant Brown Sugar ou le troublant No Expectations), on comprend mieux pourquoi cette désormais fadiste imprime sa marque sur la toute jeune génération lisboète. Sa voix a même séduit Jorge Fernando. Le célèbre compositeur, guitariste et producteur, qui travailla entre autres avec la regrettée Amália Rodrigues, signe une bonne moitié des musiques de ce quatrième opus. Fado de toujours, qui, d’amours sans lendemain en espoirs contrariés, dessine avec précision la carte des troubles de l’âme et chante avec mélancolie le destin sombre de nos vies.